Le contexte
Aïcha dirigeait Studio Lumi depuis deux ans, basé à Liège, spécialisé en architecture d'intérieur résidentielle haut de gamme. Excellente réputation locale, deux assistantes salariées, des clients fidèles.
Et un sentiment d'épuisement permanent. Pas assez de marge pour développer, trop de demandes à refuser faute de capacité, et une trésorerie qui passait régulièrement dans le rouge en milieu de mois.
Elle nous a contactés après avoir lu un témoignage de Marie Lefèvre. Premier appel : 30 minutes.
Le diagnostic
Trois constats faits ensemble pendant le premier appel :
- Le pricing était calé sur celui de la concurrence locale, pas sur la valeur réelle livrée. Aïcha facturait 8 % du budget client. Le marché premium pratique 12 à 15 %.
- La surcharge venait d'une absence de cadrage en amont : tous les projets arrivaient en mode « OK on commence demain », sans phase de définition payante.
- La trésorerie souffrait d'un délai de paiement client moyen de 47 jours. Aucun acompte demandé en début de mission.
Ce qu'on a fait
Pricing structuré
Trois packs définis : Cadrage (3 000 €, deux semaines, livrable obligatoire), Conception (8 % du budget chantier, mensuel), Suivi de chantier (à la journée, 1 200 €).
Aïcha a annoncé les nouveaux tarifs aux trois prospects en cours de discussion. Deux ont signé sans broncher. Le troisième a négocié 10 % de remise — accord trouvé.
Cadrage payant en amont
Désormais, aucun projet ne démarre sans que Aïcha ait livré le pack Cadrage. Effet immédiat : les clients s'engagent vraiment dès le départ, et Aïcha trie naturellement les profils sérieux.
Trésorerie
Acompte 30 % à la signature, 40 % à mi-projet, 30 % à la livraison. Délai de paiement passé à 12 jours en moyenne.
Préparation levée
Aïcha veut ouvrir un studio à Bruxelles fin 2026. On structure aujourd'hui le dossier financier (3 ans de comptes, projection à 36 mois, business plan d'ouverture) pour solliciter 150 K€ auprès de SOWALFIN.
Le résultat
Sur le premier trimestre :
- tarif moyen par mission : 2.1x
- délai d'attente clients : passé de 3 à 6 semaines (signal de la valeur perçue)
- recrutement d'une troisième assistante prévu en juin
- dossier de levée à 80 % d'avancement
Ce qu'on retient
Le coaching business n'est pas du pep talk. C'est de l'arbitrage économique sur des décisions concrètes (pricing, structure de paiement, capacité). Aïcha avait déjà toutes les compétences métier — il fallait quelqu'un d'extérieur pour challenger les habitudes de pricing héritées du marché local.
Le coach business a vu en 30 minutes ce que je tournais en rond depuis un an. Reste à exécuter — et ils m'aident pour ça aussi.